Au temps des Celtes, elle s’appelait Doenna, la rivière profonde. Son nom pourrait avoir aussi une origine gauloise avec une racine « vi » en rapport avec la forêt.
Pour les Romains, vainqueurs des Vénètes en 56 avant J.C, elle est devenue Vicinonia, du nom d’une déesse bienfaisante des eaux qui y avait établi son royaume. Mais peut-être aussi est-ce « vicini » : les voisins et « onna » la rivière qui soulignerait alors son rôle de frontière naturelle.
Avec les Bretons arrivés d’Outre-Manche, ce serait « Ar Ster Vélen » : la rivière jaune, couleur due aux régions schisteuses traversées sur 200 km. Mais son nom pourrait s’expliquer aussi par « ster a vilin » : la rivière des moulins (les moulins se disent en breton Ar Vilin). Or de nombreux moulins surplombent la Vilaine et des redevances étaient perçues autrefois sur les moulins à eau et les moulins à vent. Et le vent (Avel en breton) et les rafales (avelenn) peuvent aussi peut-être justifier le nom de la Vilaine qui deviendrait alors la rivière du grand vent.
« La Visnonia » latine, rivière aux eaux de rouille, francisée en « Visnaine » puis « Vilaigne » est aujourd’hui « la Vilaine ».
Théodore Botrel a chanté, quant à lui, une légende : autrefois, au temps où la duchesse Anne était reine, une jeune fille des environs de Vitré, aimait en secret un jeune Seigneur. Mais il ne la regardait pas car elle était pauvre et laide, peut-être même boîteuse et bossue. Elle pleura tant qu’elle en mourut, mais de ses larmes jaillit une source qui devint… ruisseau, qui devint …rivière, qui devint … fleuve, et qui fut appelé Vilaine en souvenir des malheurs de cette jeune fille.
225 km ont coulé de la source à l’estuaire … Croyez qui vous voulez. Mais la Vilaine aux charmes méconnus qui longe Arzal sur 7 km est vraiment mal nommée !
(source : Le Ruicard)
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