L’Institution d’Aménagement de la Vilaine (IAV) est un établissement public rassemblant les départements du Morbihan, de la Loire Atlantique et de l’Ille et Vilaine autour d’une même compétence : l’eau. Ces départements ont décidé d’élargir les compétences originelles de l’IAV fondée en 1960. Une modification récente de ses statuts permet à l’Institution d’animer et d’organiser des actions ayant trait à la gestion de l’eau sur l’ensemble du bassin versant de la Vilaine. Pour cela, en octobre 2002, sur décision du conseil d’administration de l’IAV, présidé par Jo Briend, trois ingénieurs sont venus prêter main forte à l’équipe de l’IAV.
Le premier poste concerne bien sûr les inondations, compte tenu des conséquences catastrophiques des crues survenues au cours de l’hiver 2000-2001, six années à peine après les événements de janvier 1995 d’amplitude comparable. Un ingénieur hydraulicien a été recruté au début du mois d’octobre.
Parmi les actions qui sont lancées en 2003, signalons :
1. l’étude de modélisation globale du bassin versant de la Vilaine,
2. les programmes de travaux de protection contre les inondations sur la Vilaine à Redon et sur la Chère à Chateaubriant,
3. l’étude hydraulique du bassin versant du Don, les études de définition d’aménagements destinés à protéger les agglomération de Guipry Messac et Pont Réan contre les inondations.
Le deuxième ingénieur recruté a pour mission de récolter, d’ordonner et de gérer un nombre important de données concernant l’eau de la Vilaine, ses débits, sa qualité et les usages qui en sont faits. Ces données seront synthétisées au sein d’un système d’information. Conçu comme un observatoire, ce système est un outil qui permet de tenir à jour l’ensemble des données et de les mettre à disposition de l’ensemble des acteurs, sous forme de cartes, de tableaux, ou de documents à consulter ou télécharger sur le site Internet de l’IAV (http://www.lavilaine.com).
Le troisième point nécessitant une intervention rapide est l’estuaire de la Vilaine particulièrement touché par un envasement qui a été aggravé par la construction du barrage d’Arzal en 1970 et surtout par l’utilisation de cet ouvrage comme rétenteur de la réserve d’eau potable alimentant l’usine d’eau de Férel à partir de 1972. Cet envasement affecte l’environnement et les activités économiques des communes riveraines de l’estuaire situées entre Damgan et Pénestin. Afin de gérer les conflits d’usages de l’eau de l’estuaire, en partie conséquences de l’envasement, pour préserver l’environnement et garantir un développement économique durable, un « Comité d’estuaire » a été mis en place. Il est composé de 42 membres : 19 élus, 6 représentants des services de l’Etat et 17 représentants des usagers et répond à la volonté commune d’agir sur l’estuaire. Déjà deux réunions ont eu lieu auxquelles votre maire a participé, car il siège à ce Comité, comme tous les maires des communes riveraines de l’estuaire. Durant ces deux réunions il a notamment été décidé de mobiliser des moyens financiers et humains pour prendre ce problème d’envasement à bras le corps et c’est pourquoi une ingénieur agronome a été recrutée à l’automne 2002. Son poste de chargée de mission environnement estuarien consiste à faire avancer le dossier envasement en préparant une étude hydro-sédimentaire pour mieux comprendre le phénomène et ainsi pouvoir envisager des solutions palliatives à ce problème. Mais cette mission a un objectif plus large d’animation du Comité d’estuaire pour, par exemple, apporter une assistance aux professionnels sur des questions techniques comme le problème de dessalure de l’estuaire ou pour coordonner et compléter les différents réseaux de mesure de la qualité de l’eau de l’estuaire avec le souci de rendre les résultats accessibles à tous les usagers.